Charcutier-traiteur

Spécialisé dans la fabrication de charcuteries, plats cuisinés et produits traiteur
 

Le charcutier-traiteur transforme des matières premières pour fabriquer des produits de charcuterie, des préparations traiteur et des plats prêts à être commercialisés. Il travaille principalement la viande de porc, mais utilise également d’autres viandes, des volailles, des poissons, des légumes, des œufs et différents ingrédients selon les recettes.

Son activité couvre des fabrications très variées : saucisses, pâtés, terrines, jambons, produits salés ou fumés, pâtés en croûte, quiches, entrées froides, plats cuisinés et préparations destinées aux buffets ou aux réceptions.

Il intervient depuis la réception des matières premières jusqu’à la présentation du produit fini. Il prépare les viandes, organise sa production, réalise les cuissons, salaisons ou fumaisons, refroidit les préparations, les conditionne puis contrôle leur conformité avant la vente. Le CAP Charcuterie-traiteur actuel forme précisément à cette polyvalence, à la croisée de la charcuterie, de la cuisine, de la boucherie et de certaines techniques de pâtisserie.

Le métier repose aussi sur une maîtrise stricte de la sécurité alimentaire. Températures de cuisson et de refroidissement, chaîne du froid, traçabilité, nettoyage des équipements, gestion des allergènes et conservation doivent être contrôlés tout au long de la production. Dans les laboratoires actuels, le professionnel peut également utiliser des fours programmables, des équipements de cuisson ou de conditionnement et des logiciels de production et de traçabilité.

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Portrait type du charcutier-traiteur

 

  • Il peut accéder au métier avec un CAP Charcuterie-traiteur, diplôme professionnel de niveau 3 qui prépare directement à un emploi de charcutier-traiteur qualifié.
  • Il est manuel, organisé et capable de maîtriser plusieurs techniques : découpe, préparation des viandes, assaisonnement, cuisson, salaison, fumage, refroidissement et dressage.
  • Il travaille principalement debout en laboratoire, au contact d’équipements de cuisson, de chambres froides, de machines de transformation et d’outils tranchants.
  • En début de carrière, la rémunération se situe généralement autour de 1 870 € à 1 950 € bruts mensuels pour 35 heures. Avec l’expérience et davantage d’autonomie, des postes qualifiés sont proposés autour de 2 250 € à 2 500 € bruts mensuels.

Qui recrute des charcutiers-traiteurs ?

  • Charcuteries-traiteurs artisanales

    Les entreprises artisanales constituent l’un des principaux environnements d’exercice. Le charcutier-traiteur y fabrique une gamme souvent très diversifiée de produits destinés à la boutique et aux commandes des clients.

    Il prépare les matières premières, réalise les recettes prévues pour la journée et adapte les quantités aux ventes attendues. Il peut fabriquer successivement des charcuteries, des produits de snacking, des entrées et des plats cuisinés.

    Dans les petites structures, la polyvalence est importante. Le professionnel peut également mettre les produits en vitrine, suivre les stocks, participer aux commandes de matières premières et conseiller les clients.
     

  • Boucheries-charcuteries-traiteurs

    Dans ces commerces, l’activité associe transformation de la viande, fabrication charcutière et cuisine traiteur.

    Le charcutier-traiteur reçoit les pièces préparées par les bouchers ou travaille lui-même certaines matières premières avant de fabriquer les produits destinés au rayon.

    Il collabore avec les bouchers, vendeurs et autres membres du laboratoire afin d’organiser les productions et de valoriser les différentes matières premières.
     

  • Entreprises de traiteur et événementiel

    Les traiteurs organisateurs de réceptions recrutent des professionnels capables de produire des préparations froides et chaudes en quantités parfois importantes.

    Le charcutier-traiteur peut préparer des buffets, cocktails, entrées, plats cuisinés ou plateaux destinés à des mariages, séminaires et autres événements.

    Le travail est organisé à partir de fiches techniques et de commandes précises. Il faut respecter les quantités, les délais, les températures et les conditions de transport jusqu’au lieu de prestation.

    Le CAP permet explicitement d’exercer dans des entreprises de traiteur en boutique ou dans l’événementiel.
     

  • Restauration et production alimentaire

    Le charcutier-traiteur peut aussi travailler dans un établissement de restauration commerciale ou dans certains ateliers de fabrication.

    Dans une entreprise structurée, les volumes sont généralement plus importants et les recettes davantage standardisées. Le professionnel suit des fiches de production, utilise des équipements spécifiques et renseigne les documents de suivi et de traçabilité.

    Le référentiel actuel du CAP cite également les établissements de restauration commerciale parmi les secteurs accessibles.
     

Quelles sont les conditions de travail du charcutier-traiteur ?

Environnement de travail du charcutier-traiteur
 

Le charcutier-traiteur travaille principalement dans un laboratoire alimentaire.

Son environnement alterne entre des zones chaudes, utilisées pour les cuissons, et des espaces réfrigérés destinés au stockage et au refroidissement des produits. Le travail s’effectue essentiellement debout.

Il utilise des couteaux et du matériel de découpe mais aussi des hachoirs, mélangeurs, poussoirs, cutters, fours, cellules de refroidissement, étuves, fumoirs, appareils de cuisson et machines de conditionnement selon l’activité de l’entreprise.

Les équipements évoluent également. Le référentiel du CAP mentionne notamment les fours à commande électronique, les équipements ergonomiques ainsi que les logiciels de production et de traçabilité.

Les procédures sanitaires occupent une place centrale : nettoyage et désinfection, températures, traçabilité des matières premières, refroidissement, conditionnement et conservation doivent être contrôlés à chaque étape.
 

Cadre hiérarchique


En début de carrière, le charcutier-traiteur qualifié travaille généralement sous la responsabilité d’un chef de laboratoire, d’un responsable de production ou du dirigeant de l’entreprise. Le référentiel du CAP prévoit explicitement cette organisation.

Il reçoit un programme de fabrication et organise son poste en fonction des produits à réaliser et des délais.
Avec l’expérience, il gagne en autonomie dans les recettes, l’organisation de la production et le contrôle des produits finis.

Dans une petite entreprise artisanale, il échange directement avec les vendeurs et le chef d’entreprise. Chez un traiteur ou dans un laboratoire plus important, il peut travailler au sein d’une équipe spécialisée par type de production.


Horaires et saisonnalité


Les journées commencent souvent tôt afin que les produits soient prêts pour l’ouverture du commerce ou les premières livraisons.

Des offres récentes prévoient par exemple des prises de poste vers 5 h 30 ou 6 h et une fin de journée en début d’après-midi.

Le travail le samedi est fréquent en commerce artisanal. Les week-ends et jours fériés peuvent également être travaillés lorsque l’activité comprend des prestations événementielles.

Certaines périodes demandent davantage de production. Les fêtes de fin d’année concentrent de nombreuses commandes, tandis que le printemps et l’été correspondent souvent à une hausse des mariages, buffets et réceptions.
 

Salaire du charcutier-traiteur


La rémunération varie selon l’expérience, la région, le niveau d’autonomie, le temps de travail et le type d’entreprise.

Pour un premier emploi, des offres récentes se situent autour de 1 870 € à 1 925 € bruts mensuels pour 35 heures, avec débutant accepté et CAP demandé sur certains postes.

Après quelques années d’expérience, les rémunérations peuvent progresser. Une offre récente pour un charcutier-traiteur qualifié avec deux ans d’expérience propose par exemple 2 250 € à 2 500 € bruts mensuels, auxquels s’ajoutent des primes et un 13e mois.

Des rémunérations plus élevées existent sur certains postes très expérimentés ou comportant davantage de responsabilités, mais elles ne correspondent pas à la situation habituelle d’un débutant.

 

  • 1900

    bruts mensuels en début de carrière

  • 2500

    bruts mensuels avec de l’expérience

Quel est le profil du charcutier-traiteur ?

Qualités majeures

  • La maîtrise technique constitue le socle du métier. Le professionnel doit savoir préparer les matières premières et appliquer correctement des procédés très différents : hachage, mélange, assaisonnement, embossage, cuisson, salage, fumage ou refroidissement.
  • La précision est essentielle. Une température insuffisante, une erreur de dosage ou un refroidissement mal maîtrisé peuvent modifier le goût, la texture, la conservation et la sécurité sanitaire d’un produit.
  • L’organisation joue également un rôle important. Une journée peut combiner plusieurs productions ayant des temps de préparation et de cuisson très différents. Le charcutier-traiteur doit donc anticiper l’utilisation des équipements et respecter l’ordre des fabrications.
  • Il doit aussi maîtriser les rendements. Travailler correctement les matières premières et respecter les grammages permet de limiter les pertes et de maintenir le coût prévu d’une recette.
  • Enfin, le sens du produit compte autant que l’exécution technique. Goût, texture, assaisonnement, cuisson et présentation doivent rester réguliers d’une fabrication à l’autre.

     

Expérience

Le CAP Charcuterie-traiteur permet d’accéder directement à un emploi de charcutier-traiteur qualifié. C’est le type d’emploi explicitement prévu par le référentiel national actuel.

En début de carrière, le professionnel travaille généralement sous la supervision d’un responsable et consolide sa rapidité, son organisation et sa maîtrise des recettes.

Avec l’expérience, il devient capable d’organiser une production plus complète, de gérer plusieurs préparations simultanément et de contrôler la qualité des produits finis.

Il peut ensuite accompagner des apprentis, participer à la création de nouvelles recettes ou prendre progressivement des responsabilités dans le laboratoire.

 

  •  Relationnel 3.00 /5
  •  Indépendance 4.00 /5
  • Réflexion 4.00 /5 
  •  Technique 5.00 /5
  • Action 5.00 /5 

Quelle formation pour devenir charcutier-traiteur ?

Le CAP Charcuterie-traiteur constitue la formation professionnelle de référence pour accéder au métier.

Il s’agit d’un diplôme de niveau 3 enregistré sous le numéro RNCP38631. La certification actuelle concerne les parcours commencés depuis septembre 2024 et son enregistrement court jusqu’au 31 juillet 2029.

Le CAP prépare à organiser et réaliser une production complète. Les apprenants travaillent les viandes et autres matières premières, réalisent des fabrications charcutières, des pâtisseries charcutières et des produits traiteur puis assurent leur refroidissement, leur conditionnement et leur présentation.

La formation développe notamment les techniques de découpe, de cuisson, de fumage, de saumure, de salaison et de conservation. Elle aborde également la réalisation de plats cuisinés, l’organisation de buffets et la mise en valeur des produits.

Les règles d’hygiène, de sécurité alimentaire, de traçabilité et d’entretien du laboratoire font partie intégrante des compétences professionnelles attendues.


Votre parcours de formation chez Academee


Pour vous préparer au métier de charcutier-traiteur, Academeepropose le  CAP Charcuterie traiteur.

Cette formation permet d’acquérir les compétences professionnelles nécessaires pour transformer les matières premières et réaliser des produits de charcuterie et des préparations traiteur.

Vous apprenez notamment à organiser votre poste de travail, préparer les viandes et autres ingrédients, réaliser différentes fabrications, maîtriser les principaux procédés de cuisson et de conservation puis refroidir, conditionner et présenter les produits.

Le parcours permet également de développer les compétences indispensables en hygiène alimentaire, sécurité, contrôle qualité et traçabilité.

Le CAP Charcuterie traiteur constitue ainsi une formation directement adaptée pour accéder à un premier emploi qualifié en charcuterie artisanale, en boucherie-charcuterie-traiteur, chez un traiteur ou dans un établissement de restauration.
 

Évolution professionnelle

Après quelques années d’expérience, le charcutier-traiteur peut gagner en autonomie et devenir référent sur une partie de la production.

Il peut ensuite évoluer vers un poste de chef charcutier-traiteur, chef de fabrication ou responsable de laboratoire. Le référentiel du CAP identifie explicitement les fonctions de chef charcutier-traiteur et responsable de laboratoire parmi les évolutions possibles.

Ces postes impliquent de planifier les fabrications, répartir le travail, contrôler la qualité, gérer les approvisionnements et accompagner les autres membres de l’équipe. Une offre récente pour un chef de poste charcuterie-traiteur associe ainsi production, contrôle des préparations, encadrement, approvisionnement et tutorat d’alternants.

Après le CAP, il est également possible de poursuivre vers un CS Fabrication traiteur, un BP Charcutier-traiteur ou un bac professionnel Boucher-charcutier-traiteur.

Avec l’expérience professionnelle et les compétences de gestion nécessaires, le charcutier-traiteur peut enfin créer ou reprendre une entreprise artisanale.
 

Spécialisations du métier de charcutier-traiteur

  • Charcutier-traiteur artisanal

    Il fabrique quotidiennement une gamme variée de produits destinés à la vente en boutique.

    Ses missions :
     

    • Réceptionner et contrôler les matières premières.
    • Préparer les viandes.
    • Réaliser pâtés, terrines et charcuteries.
    • Effectuer les salaisons et fumaisons.
    • Préparer des entrées et plats cuisinés.
    • Contrôler les cuissons et refroidissements.
    • Conditionner et présenter les produits.
    • Nettoyer et désinfecter le laboratoire.
       
  • Charcutier spécialisé en fabrication

    Il se concentre davantage sur les produits de charcuterie et leurs procédés de transformation.

    Ses missions :
     

    • Préparer et parer les matières premières.
    • Hacher et mélanger les préparations.
    • Réaliser les assaisonnements.
    • Embosser certaines fabrications.
    • Maîtriser les salaisons.
    • Réaliser les opérations de fumage.
    • Contrôler les cuissons.
    • Vérifier la conformité des produits finis.
       
  • Charcutier-traiteur événementiel

    Il prépare des produits destinés aux buffets, réceptions, cocktails et autres événements.

    Ses missions :
     

    • Analyser les commandes à produire.
    • Préparer les matières premières.
    • Réaliser des préparations froides et chaudes.
    • Fabriquer des pâtisseries salées.
    • Préparer des buffets et plateaux.
    • Respecter les grammages et quantités commandées.
    • Organiser le conditionnement.
    • Garantir les températures jusqu’à la livraison.
       
    • Charcutier-traiteur en grande distribution

      Il travaille dans le laboratoire d’un rayon charcuterie-traiteur et produit les références proposées par le magasin.

      Ses missions :
       

      • Organiser les fabrications quotidiennes.
      • Préparer les produits de charcuterie.
      • Réaliser des plats cuisinés.
      • Contrôler les recettes et les quantités.
      • Conditionner et étiqueter les produits.
      • Approvisionner le rayon.
      • Contrôler les dates et la rotation.
      • Appliquer les procédures d’hygiène et de traçabilité.